Cent fois sur le métier...

4. Cent fois sur le métier...

4.1. La logique du processus de conception de dispositifs de formation préconisé dans UbD ( voir Fig. 4) présentée ci-dessus est principalement séquentielle : on commence par définir les acquis d’apprentissage visés par le dispositif, ensuite on détermine les mécanismes d’évaluation et, enfin, on conçoit les sous-dispositifs de formation nécessaires pour atteindre les acquis visés. Ces sous-dispositifs de formation sont eux-mêmes conçus suivant le même procédé en veillant à ce que les acquis d’apprentissage visés par l’ensemble des sous-dispositifs correspondent aux acquis d’apprentissage visés par le dispositif lui-même.

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4.2. Comme souvent, la réalité est moins simple. D’une part, en préparant les évaluations, on peut être amené à revoir certains des acquis visés ou, en tout cas, leur formulation; en imaginant des activités d’apprentissage, on peut remettre en question des évaluations et des acquis visés. Le processus est donc non séquentiel ; il comporte souvent de nombreuses itérations, qui affinent chacun des éléments et convergent graduellement vers le résultat final, qui doit néanmoins toujours démontrer un alignement parfait entre les trois éléments.

4.3. D’autre part, une deuxième cause d’itérations est le fait que le processus décrit ci-dessus est un processus qui ne tient compte d’aucune contrainte. En pratique, il existe de nombreuses contraintes, parmi lesquelles :

  • la durée disponible pour le déploiement (la mise en oeuvre) du dispositif,
  • le temps de travail que les apprenants pourront consacrer au dispositif,
  • les moyens et ressources effectivement disponibles,
  • les différents profils d’apprenants,
  • les prérequis imposés pour le dispositif,
  • les compétences des enseignants disponibles,
  • les exigences des autres dispositifs d’un même programme,
  • les exigences externes (par exemple : pour l’accréditation). Il est donc logique de proposer d’ajouter une quatrième étape au processus UbD : l’ajustement de l’idéal au possible (voir Fig. 5) [Diamond 2008], tout en assurant évidemment l’alignement du dispositif de formation. Cela revient souvent à réviser les acquis d’apprentissage visés et, par conséquent, également les deux autres composants.

4.4. Le lecteur l’aura compris, le processus UbD et l’alignement constituent un « modèle idéal », une grille de lecture qui accompagne l’enseignant/ l’équipe enseignante pour la construction de dispositifs.

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Dernière modification
21/11/2018