Pourquoi s’intéresser à l’apprentissage ?

1. Pourquoi s’intéresser à l’apprentissage ?

1.1. Dans la série des cahiers de FA2L, nous partons d’un postulat très simple : le but principal de tout enseignement est l’apprentissage réalisé par les apprenants. Cela implique que, dans toute réflexion menée au sujet de l’enseignement, il faut examiner le point de vue de l’apprenant et se poser toutes les questions utiles au sujet de son apprentissage. C’est ce qui s’appelle pratiquer une approche centrée sur l’apprenant.

Ce point de vue n’implique nullement que le rôle des enseignants et les actions qu’ils mènent dans leur mission d’enseignants ne sont que d’un intérêt secondaire, bien au contraire : nous examinerons évidemment comment les enseignants peuvent agir en vue de favoriser et de stimuler l’apprentissage de leurs apprenants. De même, le contexte, la logistique, l’emploi du temps et bien d’autres facteurs peuvent avoir une influence déterminante sur l’apprentissage.

Ce que nous affirmons d’emblée, c’est que toute action d’enseignement (existante ou envisagée) doit être examinée avant tout à l’aune de l’apprentissage qu’elle suscite ou vise à susciter.

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1.2. Apprendre se fait certes dans de nombreuses situations, souvent même informelles, mais nous allons nous intéresser ici exclusivement à l’apprentissage dans le cadre de dispositifs de formation, c’est-à-dire dans le cadre des systèmes éducatifs mis en oeuvre dans l’enseignement et, plus spécifiquement, dans l’enseignement supérieur. Nous pensons qu’il est essentiel, pour un enseignant ou pour un responsable de programmes de formation, d’être en mesure d’analyser correctement des dispositifs de formation existants en vue de les améliorer si nécessaire et, encore plus important, d’être capable de concevoir des dispositifs de formation efficaces et efficients.

1.3. Tout dispositif de formation dans l’enseignement supérieur vise à permettre aux apprenants d’acquérir et de développer des savoirs, savoir-faire, attitudes, comportements et compétences, ainsi que la capacité à apprendre à apprendre, à raisonner correctement dans le domaine traité, à imaginer des solutions nouvelles répondant à de nouveaux critères, à transférer ce que l’on a appris à des situations différentes, etc. : ce sont les acquis d’apprentissage visés par le dispositif de formation. voir le cahier « Les acquis d’apprentissage ».

1.4. Lorsque nous analysons un dispositif de formation existant, nous devons donc nécessairement poser au moins les questions suivantes :

  • quels sont les acquis d’apprentissage visés ?
  • ces acquis d’apprentissage sont-ils atteints par un nombre suffisant d’apprenants et, si ce n’est pas le cas, pourquoi ?

Lorsque nous souhaitons concevoir un dispositif de formation, nous devons donc nécessairement nous poser au moins les questions suivantes (voir le cahier « La conception systématique et rationnelle de dispositifs de formation») :

  • quels sont les acquis d’apprentissage visés ?
  • quelles sont les activités d’apprentissage à mettre en oeuvre, sous quelles conditions et avec quel agencement pour permettre à un nombre suffisant d’apprenants d’atteindre les acquis d’apprentissage visés ?
  • comment vérifier dans quelle mesure les acquis d’apprentissage visés sont atteints par chacun des apprenants ?

1.5. Ce que nous recherchons donc. c’est une manière de raisonner utilement et systématiquement au sujet de dispositifs de formation dans l’enseignement supérieur, qu’ils existent déjà ou qu’ils soient encore à concevoir.

Dernière modification
21/11/2018